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Hamodia : Souccot en Israël/Souccot en France : entre souvenirs et comparaisons
FRANCE - Paris - Paris 9 Beth Loubavitch
Par Laly Derai, Hamodia






Passer Souccot en France est, pour de nombreux Juifs, très problématique : la joie de la fête est noyée dans l'impossibilité pour beaucoup de construire - faute de terrasse - une Soucca, les synagogues éloignées, l'attente et le roulement pour pouvoir faire Kiddouch sous la Soucca, les plats transportés dans des caddies, l'arrivée à la Beth Knesset pour se rendre compte qu'une partie des plats s'est renversée, et la pluie, la pluie, la pluie... Hamodia a demandé à quelques nouveaux et anciens immigrants de France qui fêtent désormais Souccot en Israël de se rappeler de ce pas si bon vieux temps…. Lire la suite

Ary B., Villiers-le-Bel
« Dans ma famille, on ne se contente pas d’une Soucca en kit. En bons bricoleurs, nous avons toujours mis un point d’honneur à la monter nous-mêmes : une grande et belle structure qui faisait notre fierté et l’admiration de nos proches. Sauf qu’un coup de marteau sur les doigts gelés, ça fait mal ! Et que scier des planches avec le nez qui coule n’a rien de très agréable… Souccot dans notre coin de la grande banlieue parisienne battue par le vent, reste en effet indissociable du froid et de la pluie. Une année, la météo était tellement atroce que ne nous sommes assis dans notre Soucca que le premier soir de la fête pour faire le Kiddouch. Les jours suivants, malgré mes supplications, mon père a catégoriquement refusé que j’y retourne, de peur que j’attrape une bendada (une pneumonie, en arabe tunisien). Mais je n’aurais jamais eu l’idée de m’en plaindre : outre que j’adorais cette période où l’on pouvait camper dans le jardin, pour moi, c’était la chose la plus normale du monde. Après tout, les Esquimaux vivent bien dans des igloos !Cette idée était d’autant plus imprégnée en moi, qu’au Talmud Torah, la jeune morah nous avait donné une explication un peu anachronique de la fête. « Les enfants, si nous fêtons Souccot en octobre et non en mai juste après Pessa'h comme cela aurait été logique, c’est pour montre notre émouna : qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, nous devons rester dans ce fragile abri ». Apparemment, il ne lui était pas venu à l’esprit que dans le désert du Sinaï, il fait grand beau à cette saison… »

Audélia S., Paris
Mes parents vivent dans un grand appartement haussmannien équipé d’un balcon. Large d’un mètre à peine, il serait en fait plus juste de parler de balustrade élargie… Mais c’est suffisant pour construire une Soucca ; la plus petite Soucca que l’on puisse imaginer puisqu’il n’y a la place que pour une seule personne à la fois. Du coup, nous en construisons deux, qui s’ouvre chacune sur l’une des portes-fenêtres du salon. Le premier soir de la fête, cela donne toujours lieu à cette scène cocasse où l’on voit les hommes de la famille – et ils sont nombreux – attendre leur tour, comme à la Poste, pour pouvoir réciter la bénédiction et faire un Kiddouch individuel avant de laisser sa place au suivant. Et cela continue durant le reste de la semaine : ils font la queue pour bénir le Loulav ou lorsqu’ils veulent manger… Mais cette période où les habitudes de la maison prennent un tour surréaliste n’est pas du goût des voisins. Mais alors pas du tout... Chaque année, ils se plaignent de la « nuisance visuelle » causée par nos minuscules Souccot. Coups de fil, lettres recommandées, plaintes au service de l’urbanisme : rien ne nous est épargné. Quelques jours plus tard, la mairie envoie donc systématiquement une lettre officielle nous ordonnant de retirer nos cabanes dans un délai de sept jours… Sauf qu’entre temps, la fête est déjà terminée et que notre étroit balcon parisien a retrouvé son aspect habituel ».

Binyamin A., Brunoy
« Enfant, Souccot était pour moi une période associée à… la faim. J’étais en effet scolarisé dans une école publique où il n’y avait évidemment pas de Soucca. Or, pour moi, il était inimaginable de manger quoi que ce soit ailleurs que sous le s’ha’h d’une cabane. Durant les jours de ‘hol hamoëd, je passais donc de longues journées à l’école le ventre creux. Mais dès la fin des classes, c’était le vrai bonheur : je me précipitais à la maison où un pantagruélique goûter préparé par ma maman m’attendait sous la Soucca familiale. Si le temps le permettait, j’y faisais même mes devoirs et y passait le reste de la soirée. Il est vrai que nous avions un grand jardin et probablement la Soucca la mieux équipée que l’on puisse imaginer : tapis, électricité, chauffage, canapés. Mais ma grande fierté, c’était le toit, constitué de branches découpées dans le jardin à l’aide d’une authentique machette rapportée de Kuala Lumpur. La légende familiale disait même qu’elle servait aux coupeurs de tête locaux. Et lorsque je racontais tout cela à mes copains en classe, ils étaient admiratifs. Du coup, pour eux, un Juif c’était un aventurier.».

Sarah E, Nice
« Ah la douceur de l’automne niçois… Des conditions presque israéliennes. Sur la Côte d’Azur, même la végétation est de notre côté, puisque l’on y trouve des palmiers en abondance. Et pas seulement sur la célèbre Promenade des Anglais. Dans les jours qui précédent Souccot, il fallait donc repérer les endroits où les cantonniers de la ville élaguaient les arbres pour pouvoir récupérer les branches de palmiers qui constitueraient le s’ha’h.
À Nice où la communauté n’est pas très froum, peu de Juifs construisaient leur propre Soucca. Comme nous avions la nôtre dans notre jardin, je passais les huit jours de Souccot à recevoir des amis et de la famille pour de grands repas. Cela rendait la semaine très joyeuse et chaleureuse… mais épuisante ! Du coup, je terminais Chemini Atséret sur les rotules. »

Pierre Y, Grenoble
« Vous avez déjà passé Souccot sous la neige ? Moi si. Il y a une quinzaine d’années, j’habitais dans une petite ville de Haute-Savoie. Cette année-là, la fête avait débuté très tard, vers la fin du mois d’octobre. Le matin du cinquième jour, les flocons ont commencé à tomber. Même en montagne ce n’est pas fréquent en cette saison. Je m’étais déjà résigné à manger à l’intérieur, surtout que la neige n’a pas cessé jusqu’au soir. C’est alors que je me suis rendu compte que la couche de quelques centimètres qui recouvrait le toit de la Soucca s’était solidifiée sous l’effet du vent et du froid. Du coup, la Soucca était devenue totalement étanche. C’est le même phénomène que dans un igloo. Du coup, conscient que c’était une expérience unique, j’y ai même passé la nuit ; avec un bon duvet tout de même. Bien m’en a pris, car le lendemain, il a fait grand bon et la neige a commencé à fondre : la Soucca était trempée ».

Esther B., Paris
« Nous n’avons ni balcon ni jardin, donc pas de Soucca. Comme c’est le cas dans beaucoup de communautés, les familles se retrouvent sous la grande Soucca de la synagogue les soirs de fêtes. Cela demande un peu d’organisation, mais c’est vraiment très sympathique. Il y a trois ans, nous avions décidé de faire un repas commun avec deux autres familles dont les enfants sont scolarisés avec les nôtres. J’étais chargée d’apporter le couscous. Durant Yom Tov, ce n’est pas un problème, puisqu’on peut porter. Sauf qu’un couscous pour vingt personnes, c’est toute une histoire à transporter. Mon mari et mon fils se sont chargés des marmites de soupe, ma fille aînée de la viande et moi du couscoussier. Nous vivons à trois minutes de la synagogue. Sauf qu’à mi-chemin, la catastrophe est arrivée. J’ai trébuché sur un trottoir et vous devenez la suite : la casserole m’a échappé des mains et s’est écrasée au sol, répandant sur la chaussée la semoule dont j’avais séparé les grains avec amour. Sur le coup, j’en aurais pleuré. Mai cela ne nous a pas empêchés de passer une excellente soirée et cet incident est resté dans la légende familiale ».

Yaakov Zerbib, responsable des Souccot Mobiles au Beth Loubavitch
« L’idée de la Soucca Mobile est née aux États-Unis, dans le mouvement Loubavitch, évidemment. Il s’agit de placer une Soucca sur la remorque d’un camion qui se déplace à la rencontre des Juifs.
Cette année, nous en avons dix qui circuleront à Paris et en banlieue. Les itinéraires sont établis en fonction des demandes des chlou’him 'habad. Il est ainsi déjà prévu que l’un de nos camions aille tous les jours à la Foire d’Automne, Porte de Versailles, où beaucoup d’exposants sont juifs. Nous sommes également très attendus dans les quartiers de bureaux de la capitale où les gens se réunissent entre collègues pour pouvoir manger dans la Soucca Mobile.
On y trouve une table pour dix personnes, des chaises, des siddourim, des décorations, ainsi que des Loulavim pour pouvoir réciter la bénédiction. Bref, c’est une Soucca comme toutes les autres, sauf qu’elle roule ! Deux ba’hourim sont également présents à bord pour expliquer à ceux ne savent pas comment dire les Bra’hot adéquates.
Évidemment, nous ne passons pas inaperçus. Du coup, il arrive souvent qu’en nous voyant passer, des Juifs nous hèlent comme un taxi : nous nous arrêtons pour qu’ils montent le temps de faire la mitsva.
Il y a deux ans, l’un de nos camions a mal manœuvré dans une ruelle du 1er arrondissement et s’est retrouvé coincé, sans pouvoir avancer ou reculer. Forcement une grande cabane posée sur une remorque au milieu de la chaussée, ça a attiré les riverains. Parmi eux, il y avait une femme juive, qui ne connaissait rien du judaïsme. Elle n’avait évidemment jamais entendu parler de Souccot… Le temps de débloquer le camion, nous avons donc pu longuement parler avec elle et lui expliquer. Depuis, elle allume les bougies de Chabbat. C’est aussi ça le but de la Soucca Mobile. »

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Le compte du Omer

de mardi soir 22 mai 
au mercredi 23 mai 2012
46
jours du Omer


ETUDE DE LA GUEMARA SOTTA
PAR LE RAV ROZENBERG 
www.ahavatorah.com
Babli > Nachim > Sotta
 



Hayom Yom

  • Hayomyom du 2 SIVAN
    CHABBAT 2 SIVAN 5703<BR> <BR> Quarante sixième jour de l'Omer<BR> <BR> . Le paragraphe "Ana Bekoa'h" dit lors de la réception du Chabbat est récité à voix basse (Sidour p.131).<BR> . Le paragraphe "Oufross Aleïnou" dit lors de la réception du Chabbat est récité debout (Sidour p.138).<BR> <BR> En 5589 (1829), le Chabbat Parchat Bamidbar était le 5 Sivan. Avant l'allumage des bougies du Chabbat, le Tséma'h Tsédek dit le discours 'hassidique introduit par le verset «comptez les têtes des enfants d'Israël... suivant la maison de leur père».<BR> Se référant au commentaire d'Ibn Ezra, il indiqua que le mot "Seou", comptez, devait être interprété comme "élevez", tout comme dans la Parchat Ki Tissa.<BR> Son explication fut donc la suivante:<BR> L'illumination qu'acquiert, par son effort, la partie de l'âme qui se trouve dans le corps, confère l'élévation à "la tête", à l'essence de l'âme qui se trouve là-haut.<BR> Puis, il expliqua, sur la base de cette interprétation, différents versets et passages du Zohar et du Midrach.<BR> Pendant le Chabbat, à midi, le Rabbi prononça le discours «tu Me seras lié à jamais» et son commentaire, qui sont imprimés dans le Likouteï Torah.<BR> Le lendemain, premier jour de Chavouot, il dit le discours «Et vous compterez pour vous» et son commentaire, qui sont imprimés dans le Likouteï Torah.<BR> Durant le second jour de la fête, au cours du repas, le Rabbi prononça le discours «d'où trouver la sagesse?», qui est le second commentaire sur la Mitsva du compte de l'Omer, qui est imprimé dans le Likouteï Torah. Lire la suite sur www.loubavitch.fr
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Hayom Yom se présente sous la forme d'un calendrier de l'année 5703 où est précisé, pour chaque jour, les passages de la Thora que chacun doit étudier et lire, quelques coutumes 'hassidiques et une pensée issue de la 'Hassidout.

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Le commentaire de Rachi est une composante indispensable de l'étude quotidienne de la Torah. Son explication du 'Houmach clarifie le sens "simple" du texte de sorte qu'un enfant de cinq ans brillant puisse le comprendre.

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Composé par le Roi David, le livre des Psaumes fut une source d'inspiration et un refuge dans la détresse au cours des siècles pour les Juifs comme pour les non-Juifs. Lire ses pages revient à entamer une conversation avec D.ieu.

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La 'Hassidout 'Habad est une philosophie globale liée à un mode de vie qui conçoit le Juif comme le lien unissant le Créateur avec le monde. Écrit par Rabbi Chnéour Zalman de Lyadi, le Tanya est le texte central de cet enseignement.
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